Intelligence client
Selon l’institut Trendwatching :
Attendez-vous à voir des consommateurs de plus en plus impliqués dans l’amélioration (résolution de problèmes) de vos services et produits, car leur contribution n’a jamais été rendue aussi simple.En 2012 vous pouvez compter sur cette tendance pour « secouer la conduite de votre business et générer un tas d’innovations. Après tout contribuer à quelque chose d’inspirant et dynamique est toujours attirant pour la plupart des gens. Cependant, les consommateurs qui souhaiteraient contribuer trouvent souvent la procédure trop compliquée ou « prise de tête ».
En 2012 les consommateurs partagerons et diffuseront encore plus leurs données personnelles concernant leurs activités. »
Nathalie Damery, présidente de l'ObSoCo (l’Observatoire Société et Consommation) parle
d’empowerment des consommateurs par leurs propres données. La gestion des données par les consommateurs eux-mêmes. Le potentiel qui peut en découler est extraordinaire : consommation collaborative, services utiles à la vie quotidienne, instauration de nouvelles relations avec les entreprises basées sur l’échange volontaire et réciproque d’informations.
Des exemples : Coyote System - https://www.chervoisindetransport.fr/
Pour aller plus loin :
Le livre de Jean Lanoix INTERNET 2025 L’importance d’imaginer le futur
Le livre Marketing participatif 2.0. écrit par Ronan Divard
Consommer autrement
Aujourd’hui tout ou presque peut s’échanger ou se louer, même les services.
Antonin Léonard qui tient le blog http://consocollaborative.com affirme
Les crises économiques et sociétales, conjuguées à l'émergence de communautés via les réseaux sociaux, ont boosté cet écosytème de partage. C'est une véritable alternative à une société de propriétaires. Et il ne s'agit pas d'une tendance passagère. Nous pensons autrement notre relation à la consommation. Il s'agit bien d'optimisation économique.
Trendwatching propose les tendances « Dealer-chic » et « Recommerce » qui s’inscrivent dans la même ligne.
Côté Dealer-chic,
La chasse aux promotions est entrée dans les mœurs de millions de consommateurs. Il y a de plus en plus de nouvelles méthodes innovantes utilisées par les marques pour proposer des promotions et des offres. Ce qui change vraiment dorénavant est l’attitude des consommateurs face aux réductions et aux deals (bonnes affaires). (…) au lieu de se cacher pour marchander, il est maintenant accepté de dénicher le meilleur deal ; certains consommateurs sont même admiratifs du dénicheur de bonnes affaires. En fait faire des économies n’est plus le seul facteur à considérer : ce qui importe à présent, c’est aussi le frisson, la recherche, le contrôle et l’ingéniosité que cela révèle. C’est aussi une source de reconnaissance en terme de statut.
Côté Recommerce (revendre)
Il n’a jamais été aussi simple, pour les consommateurs, de profiter de la valeur de leurs anciens achats. En 2012 presque tout est bon à revendre ; des biens de consommations électroniques, aux vêtements et même aux expériences. Le rachat de marques inédites, les plans d’échange, les sites en ligne et les place de marché sur smartphone offrent des options astucieuses et commodes pour les consommateurs adeptes de l’échange et de la reprise. » Cela permet de plus de « soulager des contraintes financières et/ou alléger les appréhensions environnementales et éthiques
Des exemples : le vide-dressing organisé par le BHV, rue de Rivoli l’automne dernier – La Mutinerie, un nouvel espace de coworking dans l'Est parisien qui devrait rouvrir ses portes en mars 2012 – le blog consocollaborative.com
O2O
Cela peut sembler peu novateur puisque de nombreux sites ciblent déjà en ligne pour attirer hors-ligne. En fait ce qui change tout c’est le paiement en ligne car il permet de mesurer plus facilement l’impact des ventes grâce au paiement enregistré.
Les achats groupés ont été les prémices de cette tendance mais le principe trouve ses limites à cause d’un débat uniquement centré sur le prix le plus bas.
O2O déplace le curseur vers la notion de service, de qualité, d’expérience.
Les distributeurs en sont désormais convaincus : le site web marchand et les points de vente physiques sont deux canaux de vente indispensables et indissociables. Reste à les intégrer au sein d'une stratégie cross canal basée sur différents types de parcours client, tout en étant attentif à l'évolution dynamique et aux innovations de ses canaux. Tour d'horizon de cette nouvelle interdépendance entre le Web et le retail.
Web et retail, les inséparables : Repérer les promos et comparer les prix des produits sur le site d'un magasin avant de se rendre dans le point de vente physique, une tendance de consommation qui se développe Face à cette mouvance, les enseignes n'hésitent plus à marier boutiques virtuelle et réelle.
Patrice Nordey, CEO Asie de L’Atelier BNP Paribas : « La meilleure illustration du moment est probablement la société Shopkick, lancée en août 2010 aux USA. La startup de Palo Alto propose à ses utilisateurs une application de géolocalisation sur mobile permettant de gagner des points et recevoir des coupons promotionnels s’ils visitent des magasins partenaires. En seulement un an, la startup à enregistré des résultats phénoménaux. Plus de 2,3 millions de consommateurs ont téléchargé l’application générant ainsi plus de 2 millions d’entrées physiques en magasin dans un réseau de plus de 3 000 points de ventes aux Etats-Unis. Une fois en magasin, des taux de conversion en clients de 15 à 20% ont été enregistrés selon que les consommateurs scannent ou non les étiquettes de produits l’aide de leur téléphone. Au total, plus 700 millions de produits ont été consultés via l’application dont 7 millions ont été scannés durant une visite en magasin.
Le nouveau terme à la mode résultant de ces services géolicalisés est le O2O (Online to Offline) : la connexion du monde physique avec l’Internet. »
Pour aller plus loin sur les tendances 2012 :
http://www.atelier.net/trends/chronicles/2012-annee-consommateur-hyper-connecte




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